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	<title>Le Blog de Cinema de Plume Noire</title>
	<updated>2008-08-20T18:07:59Z</updated>
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		<title>Fin de Festival</title>
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		<author>
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		<updated>2008-05-27T19:21:32Z</updated>
		<published>2008-05-27T19:12:00Z</published>
		<content type="html"><![CDATA[<img src="http://moland.kaywa.com/files/images/2008/5/mob3022_1211931313.jpg"><br><br>Cannes, dimanche 25 mai 2008, 9h23. La pluie narquoise tapote
délicatement le velux. Une routine, cette année. Des voix envahissent
mon sommeil. <i>« Ah, vous avez gardé le sac Che »</i>. C’était
vraiment un pique-nique à deux vitesses, celles et ceux qui ont assisté
à la projo en salle Bazin n’ont eu droit qu’à un pauvre kit kat, les
restes de ceux en Debussy, en somme.<br><br>

<img src="http://moland.kaywa.com/files/images/2008/5/mob3023_1211931353.jpg"><br><br>Leur projet était de prendre un petit déjeuner dans une ville qui
sournoisement reprend ses droits, les festivaliers ayant rejoint les
cohortes vaporeuses de fantômes, et d’aller à la rediffusion de <b><i>Two Lovers</i></b>
à 9h. Vous vous seriez endormis. Sans aucun doute, mais on n’aurait pas
manqué la première séquence, à couper le souffle, et c’eut été beau de
se réveiller par intermittence au milieu des images de ce film.<br><br>

<img src="http://moland.kaywa.com/files/images/2008/5/mob3024_1211931377.jpg"><br><br>Arrivés dans l’appartement, ils se sont raconté leurs souvenirs. Un
long plan séquence baigné dans les vapeurs cotonneuses du petit jour et
des dernières cigarettes qu’on s’échange, dont la bande-son vous berce.
T’as de belles photos ? Non, que du flou, une bonne idée de Cannes.
Toi, en revanche, t’as fait de belles vidéos. Oui, une interview «
Zabriskie Point » de Bégaudeau à la lueur d’une bougie, sur la page, à
la soirée <b><i>Entre les murs</i></b>, une rencontre
fortuite avec Thomas de la Nouvelle star au Ball Room. Pour peu qu’il
décroche la Palme. Thomas ? Non, le Cantet. Quels sont vos plus beaux
souvenirs de cette édition ? Moi, c’est d’ordre sentimental. Moi, y en
a plein, mais je me souviens de cette sortie de soirée : je déambule au
petit matin sur la Croisette avec Louis G. Deux nénettes à bord d’une
décapotable nous abordent. <i>« Eh, les gars, grimpez, on vous emmène à la plage. »</i>
Nous avons passé une heure ou deux sur le sable, à faire tourner des
bédos, en parlant de tout et de rien, puis on s’est salué. C’était
beau… Et votre pire souvenir ? Sans hésitation, cette nuit passée à
dormir sur le carrelage d’une cuisine, chez des gens que je ne connais
pas, parce que j’avais oublié à l’appartement mon jeu de clés, batterie
du téléphone à plat, et n’avais pas eu la présence d’esprit de sonner à
l’interphone pour que mes colocataires m’ouvrent la porte. Moi je me
retrouve à m’enfiler des hamburgers tout seul au McDo, comme un
galérien esseulé. J’épluche mon courrier et découvre une invitation à
dîner à une soirée. La lose ! Lorsque je m’y rends, mes collègues me
demandent où je traînais, m’informent que tout le monde me cherche. Je
n’ai pas osé leur dire pourquoi j’avais manqué le dîner… Autre chose,
j’allume la radio, France Cul. Je tombe sur un auditeur en train de
hurler des insultes à mon égard. Je me dis qu’il est trop tôt pour ces
conneries, je trouve ça violent, je coupe le poste aussi sec. Ah, et
cette junkie que je fais rentrer en boîte et qui cinq minutes plus tard
se fait virer après avoir tiré les cheveux du videur… Moi, j’arrive à
la soirée […], une responsable m’aperçoit, ne me reconnaît pas et lance
: <i>« Ah, c’est vous les danseuses ? Tenez, enfilez ça ! »</i> Elle
me tend alors un short moulant, la tenue que les gogo dancers, payées
10 euros de l’heure, portaient à cette fête. Je me suis sentie
humiliée. L’an passé, c’était des actrices porno qui attiraient
l’attention à la même fiesta. Oui, je me souviens de l’interview de Y.
Elle me parlait de double pénétration anale, moi je tentais de rester
concentrée tout en me disant en mon for intérieur que tout de même,
c’est pas rien, une double péné anale.<br><br>

<img src="http://moland.kaywa.com/files/images/2008/5/mob3025_1211931394.jpg"><br><br>C’est drôle comment un buzz peut circuler et de quelle manière. Il y a
deux personnes qui ont piqué une tête dans la piscine de la Villa de
mai, et le lendemain, on entendait les gens déclarer que la soirée
était géniale, tout le monde s’est retrouvé à poil dans l’eau. J’ai
également entendu des attachés de presse me féliciter pour mon nouveau
petit ami, alors que je suis on ne peut plus célibataire. D’ailleurs,
c’est toi, le SMS de Libé ? <i>« Vendredi, 4h06. Entendu à la soirée
du Garrel, avec des sanglots dans la voix : je n’ai pas roulé une seule
pelle de tout le festival »</i>. C’est amusant comme on a l’impression
de ne pas avoir vécu les mêmes fêtes que celles auxquelles se rendait
Technikart. Quand on regarde leurs photos, on se dit qu’ils ont vécu un
tout autre festival que le nôtre. Oui, je ne suis pas sûr qu’ils
s’endorment dans leur robe de soirée, eux. Je n’oublierai pas cette
vision lorsque je t’ai vue sortir de ton lit dans cette tenue. Elle est
tout de même mieux que celle de Wenders. Ah oui, je l’ai croisé, avec
sa coupe de cheveux pas possible, vêtu d’un T-shirt Mickey Mouse… Mis à
part leurs photos, j’aime bien leurs idées, notamment celle de donner
la parole à un réal dont ils ont critiqué le film la veille. Oui, les
cinéastes lisent les critiques, et parfois, partent en chasse de son
auteur. L’an passé, Reygadas avait lancé un contrat sur JW. Lequel ? Il
en existe deux… Sont lourds, tous ceux qui vous abordent dans une
soirée, il n’y a pas longtemps, j’ai coupé court en lançant un <i>« dégage ! J’ai pas envie de parler ! »</i>
Moi j’ai une technique : j’empoigne mon téléphone et simule une
conversation ; je lance un sourire à l’intrus, ébauche un signe de la
main lui signifiant qu’on se parle plus tard et m’éclipse dans la
foule. Seulement voilà, il m’est arrivé de me faire griller. J’avais
oublié de passer en mode silencieux et mon portable s’est mis à sonner
alors que j’étais censée être déjà en ligne. Moi, j’entends rien en
soirée, mon téléphone est mort, alors j’envoie des SMS. Le comble pour
un téléphone de ne pas pouvoir passer de coups de fil.<br>

<img src="http://moland.kaywa.com/files/images/2008/5/mob3026_1211931417.jpg"><br><br>

<img src="http://moland.kaywa.com/files/images/2008/5/mob3030_1211933716.jpg"><br><br><b>Bon, je vais y aller, j’ai encore des papiers à rédiger. Merci pour le thé.<br><br><br></b>


<img src="http://moland.kaywa.com/files/images/2008/5/mob3028_1211933319.jpg"><br><br>T’as pas touché au croissant, j’espère, ça fait trois jours qu’il sèche
là. Je t’allume la lumière sur le palier, sinon tu risques de ne rien y
voir. Tiens, c’est déjà allumé. Ah, non, c’est la lumière du jour.<br><br><br>

<img src="http://moland.kaywa.com/files/images/2008/5/mob3029_1211933344.jpg"><br><br>Fin de la scène, les personnages se couchent. Le soleil tente de percer
le rideau de l’ondée, on ne sait plus trop l’heure qu’il est. Mais
qu’importe, on peut encore s’octroyer quelques heures de sommeil. <i>« Bonne nuit. »</i> Sourire. It's Cannes, baby...<br><br><br>


<img src="http://moland.kaywa.com/files/images/2008/5/mob3027_1211931445.jpg">
<br><br>
<img src="http://moland.kaywa.com/files/images/2008/5/mob3035_1211934749.jpg">
<br><br>
<img src="http://moland.kaywa.com/files/images/2008/5/mob3032_1211934691.jpg">
<br><br>
<img src="http://moland.kaywa.com/files/images/2008/5/mob3033_1211934711.jpg">
<br><br>
<img src="http://moland.kaywa.com/files/images/2008/5/mob3034_1211934732.jpg">
<br><br>
<img src="http://moland.kaywa.com/files/images/2008/5/mob3036_1211934774.jpg">
<br><br>
<img src="http://moland.kaywa.com/files/images/2008/5/mob3031_1211933738.jpg">]]></content>
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		<title>A propos du palmarès du festival de Cannes</title>
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		<updated>2008-05-27T19:10:56Z</updated>
		<published>2008-05-26T18:55:00Z</published>
		<content type="html"><![CDATA[<img src="http://moland.kaywa.com/files/images/2008/5/mob3011_1211929114.jpg">
<br><br>
<img src="http://moland.kaywa.com/files/images/2008/5/mob3009_1211929073.jpg">
<br><br>
<img src="http://moland.kaywa.com/files/images/2008/5/mob3010_1211929096.jpg">
<br>L'équipe de <i><b>Entre les murs</b></i><br><br>Comme quoi, <i>« buzz means nothing ».</i> Le président du jury, Sean Penn, coupe court à toute polémique, lorsqu’on lui demande à la conférence de presse pourquoi <b><i>Valse avec Bachir</i></b> ne figure pas au palmarès, là où d’aucuns le plaçaient favori. <i>«
Nous n’avons subi aucune influence et c’est à l’unanimité que nous
avons plébiscité ce film sans couture où tout était magique. »</i> Amazing, donc. Derrière ce qualificatif moult fois répété se rangent les membres du jury, Marjane Satrapi, Jeanne Balibar (<i>« aucune contradiction n’a été mise de côté dans ce film »</i>),
Sergio Castellitto, Alfonso Cuaron. Le réalisateur Apichatpong
Weerasetakhul affirme même ne pas avoir souffert de problème de
traduction (démontant l’argument selon lequel le film serait limité par
sa culture franco-française), qu’il a appréhendé <b><i>Entre les murs</i></b>
avant tout comme un objet d’art qui traite de thèmes universels, une
remarque qui ravira François Bégaudeau, fervent admirateur du
Thaïlandais, croisé la veille à la fête du film. L’adaptation de son
roman par Laurent Cantet remporte donc la Palme d’or, 21 ans après
Maurice Pialat et <b><i>Sous le soleil de Satan</i></b>.
Un film qui a le mérite de mettre tout le monde d’accord. Il y aura
bien des esprits chagrins qui se penseront plus malins et estimeront de
bon ton de cracher leur bile dessus et de s’élever contre lui, pour
mieux se faire remarquer dans l’océan des thuriféraires. Mais force est
de constater que la Palme de cette 61<sup>e</sup> édition rassemble le
public et la critique (moins les mauvais esprits, bien sûr). Quoi qu’il
en soit, la mini conférence de presse donnée par les lauréats débordait
d’énergie. Cette même énergie revigorante que toute la troupe de gamins
déploie à l’écran. <i>« Comment allez-vous fêter cette Palme d’or »</i>, s’enquiert un journaliste. <i>« Eh bien, un car est censé nous ramener à Paris à 23h »</i>, répond Cantet. <i>« Nous allons négocier. »</i> Dans la clameur de protestation joyeuse des jeunes réunis derrière lui, Bégaudeau ajoute : <i>« nous allons réviser la grammaire entre onze et douze, puis relire du Flaubert. »<br><br></i>

<img src="http://moland.kaywa.com/files/images/2008/5/mob3012_1211929156.jpg"><br>Alexandra Maria Lara<br><br><img src="http://moland.kaywa.com/files/images/2008/5/mob3013_1211929293.jpg"><br>Natalie Portman<br><br>Engagement politique au plus près des problèmes de société. Le palmarès
délivré par le jury de l’édition 2008 du Festival de Cannes surprend à
bien des égards. <b><i>Il Divo</i></b> (prix du jury), <b><i>Le silence de Lorna</i></b> (scénario ? Il y avait plus inventif, non ?), <b><i>Gomorra</i></b> (Grand prix), autant de films (dont deux, complémentaires selon Castellitto, <i>« qui montrent ce qui peut se cacher derrière une démocratie occidentale et qui célèbrent le retour du cinéma italien »</i>)
qui rendent compte chacun à leur manière de l’état du monde. Si le prix
d’interprétation féminine (Sandra Corveloni, absente pour cause de
drame personnel : la dame vient de perdre son enfant, ce que le jury ne
savait pas, assurent les coréalisateurs Walter Salles et Daniela
Thomas) prend tout le monde de court, au regard des incroyables
performances de Martina Gussman (<b><i>Leonera</i></b>) et d’Arta Dobroshi (<b><i>Le silence de Lorna</i></b>),
on s’étonne guère de voir Benicio Del Toro couronné, un tantinet blasé.
A une journaliste japonaise arborant un T-shirt du Che lui demandant
comment il se sentait en cette 80<sup>e</sup> année d’anniversaire du héros, il répond : <i>« I love the shirt, I love the shirt… I feel like… happy birthday… I love the shirt… »<br><br></i>
<img src="http://moland.kaywa.com/files/images/2008/5/mob3014_1211929370.jpg"><br>Benicio Del Toro<br><br>

<img src="http://moland.kaywa.com/files/images/2008/5/mob3017_1211929525.jpg"><br>Nuri Bilge Ceylan<br><br>
<img src="http://moland.kaywa.com/files/images/2008/5/mob3018_1211929567.jpg"><br>les.frères.Dardenne<br><br>
<img src="http://moland.kaywa.com/files/images/2008/5/mob3019_1211929604.jpg"><br>Arta Dobroshi<br><br>Caméra d’or logique pour <b><i>Hunger</i></b> de Steve
McQueen, impressionnant travail sur le corps, servi par des acteurs
complètement investis et ce long plan séquence de 20 minutes. Quant au
prix de la mise en scène décerné au Turc Nuri Bilge Ceylan, qu’on avait
découvert avec enthousiasme avec <b><i>Uzak</i></b>, il
prouve l’attention portée par le jury à un véritable travail formel,
pour un film desservi par certaines faiblesses de scénario, comme
l’apparition superflue d’un fantôme. On passera sur les prix
honorifiques spécialement créés pour récompenser les carrières
respectives de Catherine Deneuve (rien pour le Desplechin dans lequel
elle joue) et de Clint Eastwood (dont <b><i>L’Echange</i></b>
repart bredouille, malgré une excellente interprétation d’Angelina
Jolie, une photographie très travaillée et un savant mélange de
différents genres, du film de procès au thriller, en passant par le
drame intimiste) pour se réjouir de constater que le jury ne s’est pas
laissé berner par les horreurs et inutiles daubes que sont, dans
l’ordre décroissant, <b><i>La frontière de l’aube</i></b> (Louis Garrel)<b><i>, La femme sans tête</i></b> (Lucrecia Martel), <b><i>Serbis</i></b> (Brillante Mendoza) et <b><i>My magic</i></b> (Eric Khoo). Un réel regret pour le James Gray (<b><i>Two lovers</i></b>) et le documentaire d’animation d’Ari Folman (<b><i>Valse avec Bachir</i></b>), deux films qui se démarquent d’une sélection en demi-teinte quoique de bonne facture. Globalement, le 61<sup>e</sup>
Festival de Cannes aura tenu ses promesses, alimenté les débats, les
discussions et confirmé la richesse du cinéma que tous qualifiaient,
Jean Réno en tête lors de la cérémonie de clôture, d’international.<br><br>

<img src="http://moland.kaywa.com/files/images/2008/5/mob3020_1211929661.jpg"><br>meute de journalistes<br><br>

<img src="http://moland.kaywa.com/files/images/2008/5/mob3021_1211929692.jpg"><br>hôtesses de la salle des conférences de presse<br>]]></content>
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	<entry>
		<title>Palmarès du Festival de Cannes 2008</title>
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		<updated>2008-05-26T09:44:39Z</updated>
		<published>2008-05-26T09:34:00Z</published>
		<content type="html"><![CDATA[<span style="font-weight: bold;">Palme d'Or</span>: <span style="font-style: italic;">Entre les murs </span><br><span style="font-weight: bold;">Grand Prix</span>: <span style="font-style: italic;">Gomorra</span><br><span style="font-weight: bold;">Prix du Jury</span>: <span style="font-style: italic;">Il Divo</span><br><span style="font-weight: bold;">Prix d'interprétation masculine</span>: Benicio Del Toro (<span style="font-style: italic;">Che</span>)<br><span style="font-weight: bold;">Prix d'interprétation féminine</span>: Sandra Corveloni (<span style="font-style: italic;">Linha de Passe</span>)<br><span style="font-weight: bold;">Prix du scénario</span>: <span style="font-style: italic;">Le Silence de Lorna</span>&nbsp; (Jean-Pierre &amp; Luc Dardenne)<br><span style="font-weight: bold;">Prix du 61e Festival de Cannes</span>: Catherine Deneuve &amp; Clint Eastwood<br><span style="font-weight: bold;">Palme d'Or du court métrage</span>: <span style="font-style: italic;">Megatron</span><br><span style="font-weight: bold;">Mention spéciale - court métrage</span>: <span style="font-style: italic;">Jerrycan</span><br><span style="font-weight: bold;">Prix Un Certain Regard</span>: <span style="font-style: italic;">Tulpan</span><br><span style="font-weight: bold;">Un Certain Regard - Coup de Coeur du Jury</span>: <span style="font-style: italic;">Wolke 9</span><br><span style="font-weight: bold;">Un Certain Regard - Prix spécial du jury</span>: <span style="font-style: italic;">Tokyo Sonata</span><br><span style="font-weight: bold;">Un Certain Regard - Prix Espoir</span>: <span style="font-style: italic;">Johnny Mad Dog</span><br><span style="font-weight: bold;">Un Certain Regard - Prix KO</span>: <span style="font-style: italic;">Tyson</span><br><span style="font-weight: bold;">Caméra d'Or</span>: <span style="font-style: italic;">Hunger</span><br><span style="font-weight: bold;">Caméra d'Or - Mention spéciale</span>: <span style="font-style: italic;">Ils mourront tous sauf moi</span><br><span style="font-weight: bold;">Trophée du Festival</span>: Manoel de Oliveira<br><span style="font-weight: bold;">Prix du Jury Oecuménique</span>: <span style="font-style: italic;">Adoration</span><br><span style="font-weight: bold;">Prix François Chalais</span>: <span style="font-style: italic;">Une histoire italienne</span><br><span style="font-weight: bold;">Prix Jeunesse</span>: <span style="font-style: italic;">Tulpan</span><br><span style="font-weight: bold;">Prix de la critique internationale</span>: <span style="font-style: italic;">Delta</span><br><span style="font-weight: bold;">Cinéfondation - 1er Prix</span>: <span style="font-style: italic;">L'Hymne</span><br><span style="font-weight: bold;">Cinéfondation - 2ème Prix</span>: <span style="font-style: italic;">Forbach</span><br><span style="font-weight: bold;">Cinéfondation - 3ème Prix</span>: <span style="font-style: italic;">Signalisations des routes</span><br><span style="font-weight: bold;">Prix UniFrance du court métrage</span>: <span style="font-style: italic;">Une leçon particulière</span><br>]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>Pronistic et recap de Cannes</title>
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		</author>
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		<updated>2008-05-25T11:14:46Z</updated>
		<published>2008-05-25T11:02:00Z</published>
		<content type="html"><![CDATA[<font size="3"><br><img src="http://moland.kaywa.com/files/images/2008/5/mob3004_1211730920.jpg"></font><p><font size="3">Clint Eastwood et Angelina Jolie<br></font></p><p><font size="3">En quelques lignes, les pronostics, les coups de gueule, les déceptions, bref, le palmarès du 61<sup>e</sup> Festival de Cannes selon Plume-noire.com<br>
&nbsp;<br><b>.24 City.<br></b></font>
<font size="3">Jia
Zhangke livre un documentaire soporifique qui se contente d’aligner des
plans fixes de témoignages sur le passé d’une usine d’armement. Il
repartira les mains vides.<br><b><br>
.Adoration.<br></b></font><font size="3">Atom
Egoyan interroge la mémoire, les nouvelles technologies et les moyens
modernes de communication, la vérité dans le flux d’images et
d’information, à travers l’histoire intime d’un ado qui tente de
découvrir comment ses parents sont morts. Le film a reçu un très bon
accueil du public. Nous, on s’est un peu perdu dans son rythme lent et
la confusion de sa mise en scène.<br><b><br></b></font><font size="3"><b>.</b><b><a href="http://www.plume-noire.com/cinema/critiques/blindness.html">Blindness</a>.<br></b></font><font size="3">Le
film d’ouverture, certainement déjà oublié de tous, jury inclus.
Fernando Meirelles ne croit pas en ses choix de mise en scène, ses
bonnes idées, et à trop prendre le spectateur par la main, il finit par
le perdre. Raté, bien que rehaussant le niveau des films d’ouverture
auxquels le festival nous a habitués depuis des années.<br><b><br>
.Changeling (l’Echange).<br></b></font><font size="3">Un
très bon Eastwood, qui embrasse divers genres, du film de procès au
thriller, en passant par le drame intime. Sachant que Sean Penn
préside, même si ce dernier a soutenu à la conférence de presse du
jury&nbsp; ne&nbsp; pas céder au favoritisme, ce film pourrait recevoir un prix.
Lequel&nbsp;? La mise en scène&nbsp;?...<br><b><br>
.Che.<br></b></font><font size="3">Une amie et
collègue vient de me confier s’être entretenue avec Olivier Assayas
pour qui ce film marathon dont on se souviendra de la longue projection
de&nbsp; 4h30 représente sa Palme. «&nbsp;Il a retourné tous les défauts du film
que je lui exposais à son avantage&nbsp;», me racontait-elle. En un mot, un
film qui divise, mais ne laisse pas de marbre. La Palme&nbsp;sinon rien. A
moins que le Che reparte avec le prix d’interprétation…<br><b><br>
.Delta.<br></b></font><font size="3">Plans contemplatifs, rythme languide, dialogues laconiques. <b><i>Delta</i></b> jouit d’une beauté formelle et se remplit d’une atmosphère poisseuse qui en a séduit plus d’un. Outsider surprise possible.<br><b><br>
.Entre Les Murs.<br></b></font><font size="3">Un
prix d’interprétation collectif pour l’ensemble des ados de la
distribution&nbsp;? L’adaptation du roman de Bégaudeau a remporté tous les
suffrages. On peut se douter que ce sujet franco-français séduise la
presse et le public étrangers. Pour autant, il paraît que plusieurs
dizaines de pays ont d’ores et déjà acheté le film. Forcément un prix,
pourquoi pas la Palme.<br><b><br>
.Gomorra.<br></b></font><font size="3">Un portrait
réaliste, quasi documentaire, de la mafia, d’après le roman de Roberto
Saviano. Prix du scénario&nbsp;? On n’y croit pas trop…<br><b><br>
&nbsp;<br></b><b>.Il Divo.<br></b></font><font size="3">Prix
d’interprétation masculine pour Toni Servillo, qui compose un Giulio
Andreotti incroyable de cynisme et de froideur. La posture du corps, la
démarche, les moindres gestes et mimiques relèvent de la performance.
Pour Sorrentino, prix de la mise en scène ou Grand Prix. Très maniérée
et esthétisante au possible, elle sert le sujet, le portrait d’un homme
mystérieux et opaque, 7 fois Président du Conseil Italien, 25 fois
ministre, accusé de tout, d’assassinat, de complot, de malversations,
de relations avec les francs maçons et la mafia, et acquitté lors de
son procès. Rythmé, drôle, violent, le film s’avère une réussite, même
si il faut maîtriser l’histoire de la politique italienne &nbsp;pour
apprécier pleinement les arcanes de l’intrigue. On se souvient de
Sorrentino à Cannes avec <b><i>Les conséquences de l’amour</i></b>,
complètement desservi par cette mise en scène trop m’as-tu vu,
réduisant son film à une longue publicité pour voitures de luxe. Ici,
on n’imagine pas autres choix pour dresser le portrait d’un tel
personnage.&nbsp;</font></p>
<p><font size="3"><br>
<b><font size="3">.</font><a href="http://www.plume-noire.com/cinema/critiques/cannes-2008-films.html#fronti%E8re"><font size="3">La Frontiere De L'aube</font></a><font size="3">.<br></font></b><font size="3">Le
film de la polémique. D’un côté, les défenseurs aveugles d’une certaine
politique des auteurs, pour qui défendre un Garrel relève de l’acte de
résistance face à la médiocrité, de l’autre, en vrac, les imbéciles et
ceux qui refusent de se laisser berner par ce cinéma prétentieux et
désuet. Notre Palme du navet.</font></font></p>
<p><font size="3"><br>
<b><font size="3">.La Mujer Sin Cabeza.<br></font></b><font size="3">On
n’avait pas compris pourquoi et comment Lucrecia Martel avait déjà pu
partir de la Croisette avec un prix. On ne comprendrait pas non plus si
son nouveau méfait réitérait l’exploit cette année. Complètement
hermétique, son film renvoie le spectateur à la porte, lui refusant
tout plaisir par excès d’aridité.<br></font><b><br>
<font size="3">.Le Silence De Lorna.<br></font></b><font size="3">Prix
d’interprétation féminine pour ce Dardenne apaisé mais toujours aussi
tendu. A moins qu’ils réalisent un hattrick en décrochant la timbale.
On en doute.<br></font><b><br>
<font size="3">.</font><font size="3"><a href="http://moland.kaywa.com/critiques/leonora.html"><font size="3">Leonera</font></a></font><font size="3">.<br></font></b><font size="3">Trapero
compte parmi les réalisateurs qu’on adore. Sa façon de traiter sur le
mode quasi documentaire ses films touche au cœur. Non content d’être un
metteur en scène hors pair (même si on lui préférera son portrait de la
police argentine dans <b><i><a href="http://www.plume-noire.com/cinema/critiques/elbonaerense.html">El Bonaerense</a></i></b><b>),</b>
cette histoire de mère en prison remporte tous les suffrages, avec une
mention spéciale pour Martina Gussman, notre prix d’interprétation
féminine. Elle porte littéralement le film sur ses épaules de bout en
bout.<br></font><b><br>
<font size="3">.</font><a href="http://www.plume-noire.com/cinema/critiques/cannes-2008-films.html#singes"><font size="3">Les Trois singes</font></a><font size="3">.<br></font></b><font size="3">Le
style de Nuri Bilge Ceylan a fait ses preuves. Photographie travaillée
à l’extrême, plans séquences à l’affût de l’émotion tapie sur les
visages. Un possible prix de la mise en scène.<br></font><b><br>
<font size="3">.Linha De Passe.<br></font></b><font size="3">Sublime
et touchant portrait du Brésil d’en bas, via le parcours d’une famille
pauvre de Sao Paulo. Notre coup de cœur. D’aucuns lui reprochent un
trop plein de bons sentiments. Nous leur rétorquons que ça ne peut pas
faire de mal, surtout lorsqu’on défend les apparitions méliesiennes de
Laura Smet en ridicule fantôme de miroir dans <i>La frontière de l’aube</i>. D’autant que Walter Salles ne cède pas au pathos facile.</font></font></p>
<p><font size="3"><br>
<b><font size="3">.My Magic.<br></font></b><font size="3">Eric
rate son Khoo. Le public a largement applaudi l’interprétation de
Francis Bosco, qui dans la salle Lumière, a répondu en faisant surgir
des flammes de son portefeuille. Touchant, mais à l’écran, nous avons
un film ultra paresseux et lénifiant, boursoufflé de bons sentiments
trop naïfs pour convaincre. L’histoire d’un père qui se sacrifie pour
son fils, en poussant jusqu’à l’extrême ses talents de magicien. Une
heure 15 minutes de projection, ça peut paraître parfois long…<br></font><b><br>
<font size="3">.</font><a href="http://www.plume-noire.com/cinema/critiques/cannes-2008-films.html#Serbis"><font size="3">Serbis</font></a><font size="3">.<br></font></b><font size="3">Erreur
de casting dans cette sélection. Ce film sur une famille installée dans
un cinéma porno philippin agace une fois passé la promesse des premiers
plans. A vite oublier.<br></font><b><br>
<font size="3">.Synecdoche, New York.<br></font></b><font size="3">Quand
le scénariste de Michel Gondry et Spike Jonze passe à la réalisation,
ça donne un film où imaginaire se mêle à la réalité, où l’humour se
veut mélancolique, voire dépressif, et au final, un film trop long pour
qu’on adhère, malgré un début plutôt prometteur.<br></font><b><br>
<font size="3">.The Palermo Shooting.<br></font></b><font size="3">Wenders
tourne un long clip avec dans le rôle principal le chanteur du groupe
Die Toten Hosen, en photographe de mode qui nous fait sa crise de
quadragénaire et rencontre la Mort. Hommage à Bergman et à Antonioni
décédés l’été dernier, le film vomit son esthétique clinquante, à
grands renforts de palette numérique, et l’intrigue sombre dans le
mysticisme le plus abscons.<br></font><b><br>
<font size="3">.</font><font size="3"><a href="http://www.plume-noire.com/cinema/critiques/two-lovers.html"><font size="3">Two Lovers</font></a></font><font size="3">.<br></font></b><font size="3">Malgré
quelques réserves dont nous avons parlé dans notre critique, James Gray
réussit à négocier un tournant dans sa filmo, sans pour autant
s’écarter de son style. A l’écran, une histoire d’amour tragique qui
semble enfoncer des portes ouvertes mais qui en réalité atteint
directement le cœur de celles et ceux qui ont un jour envisagé de tout
plaquer par amour.<br></font><b><br>
<font size="3">&nbsp;<br>
.</font><font size="3"><a href="http://www.plume-noire.com/cinema/critiques/cannes-2008-films.html#No%EBl"><font size="3">Un Conte De Noël</font></a></font><font size="3">.<br></font></b><font size="3">Une impressionnante direction d’acteurs par un Desplechin de haute tenue.<br></font><b><br>
<font size="3">.</font><a href="http://www.plume-noire.com/cinema/critiques/valse-avec-bachir.html"><font size="3">Waltz With Bashir</font></a><font size="3">.<br></font></b><font size="3">Gros
coup de cœur pour ce documentaire d’animation sur la mémoire, servi par
une réelle mise en scène bourrée d’idées et une technique de toute
beauté. Beaucoup lui prédisent la Palme, nous lui voyons davantage un
Grand Prix du jury.</font></font></p>
<font size="3"><br><br><img src="http://moland.kaywa.com/files/images/2008/5/mob3005_1211730941.jpg"><br><br></font><font size="3">Gwyneth Paltrow<br></font>]]></content>
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		<title>Dennis Hopper</title>
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		<updated>2008-05-24T15:22:39Z</updated>
		<published>2008-05-24T15:19:00Z</published>
		<content type="html"><![CDATA[<b><i>"I'm tired to play the bad guy".</i></b> <i><b>Palermo Shooting</b></i> (Wim Wenders)<br><br><img src="http://moland.kaywa.com/files/images/2008/5/mob3002_1211649965.jpg">]]></content>
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		<title>Che</title>
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		<updated>2008-05-24T10:22:00Z</updated>
		<published>2008-05-24T10:19:00Z</published>
		<content type="html"><![CDATA[Les jeux de mots fusent. Au cours de la seconde partie de la projection de <i><b>Che</b></i>, le film marathon de Steven Soderbergh (4h30), je reçois un sms d'une collègue et amie : <i>"ché lâché le Che"</i>. Entendez, je me suis barrée. Tout le monde y va de sa petite plaisanterie : <i>"Le Che m'a fait ché"</i>, <i>"Che raté"</i>, <i>"Che la cherbe"</i>...
Pourtant, nous étions nombreux à nous masser sous le soleil devant la
salle Debussy pour assister à la projo presse. Mais dès les premiers
plans, on craint le pire. Soderbergh nous refait le coup de <i><b>Traffic</b></i>,
avec ses filtres monochromes, son passage de la couleur au noir et
blanc. Refusant toute représentation héroïque, il n'emploie guère
d'autres artifices et prend le parti fort honorable de la narration
pure et brute, lançant sa caméra dans la jungle où&nbsp; Fidel et Ernesto
mettent sur pied la guerilla et la revolution. On les suit donc dans
leur quotidien, ponctué de quelques combats anti-hollywoodiens, presque
cheap, mais là où un Malick parvient à instiller de la tension dans des
fusillades où on ne verra pas à l'image l'assaillant (<i><b>la Ligne rouge</b></i>),
Soderbergh ne réussit qu'à installer l'ennui. Seule la fin de la
première partie, petite guerre de tranchées dans les rues qu'on
conquiert quartier par quartier,&nbsp;sort le film de la léthargie.<br><br>Intermission, nous annonce un carton. Dans le hall de la salle, les
organnisateurs du festival ont prévu un encas. Des sacs en papier
estampillés "Che" nous attendent, avec à l'intérieur un sandwich, une
bouteille d'eau et une barre chocolatée.<br><br>La seconde partie s'étale et Guevarra s'égare. On le suit en Bolivie où
il tente de poursuivre la révolution. Les scènes se succèdent sans que
l'intrigue n'avance, Soderbergh s'embourbe dans son portrait sans âme,
trop long, trop fatigué, en alignant les jours pendant lesquels les
guerillos achètent de la nourriture aux paysans du coin, pas très
concernés ou convaincus eux-mêmes par la cause qu'ils défendent, avant
l'arrestation et l'exécution sommaire du Che. Une scène dont l'attente
nous tenait cruellement éveillé. Amen, Che fini...<br><br><br>
<img src="http://moland.kaywa.com/files/images/2008/5/mob2998_1211639104.jpg">
<br><br>
<img src="http://moland.kaywa.com/files/images/2008/5/mob2999_1211639839.jpg">]]></content>
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		<title>Two Lovers</title>
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		<updated>2008-05-21T19:24:05Z</updated>
		<published>2008-05-21T19:06:00Z</published>
		<content type="html"><![CDATA[<img src="http://moland.kaywa.com/files/images/2008/5/mob2992_1211365957.jpg"><br>Gwyneth Paltrow<br><em><strong><br><a href="http://www.plume-noire.com/cinema/critiques/two-lovers.html">Two Lovers</a></strong></em> (de James Gray), c'est l'anti <a href="http://www.plume-noire.com/cinema/critiques/cannes-2008-films.html#Vicky"><em><strong>Vicky Cristina Barcelona</strong></em></a>
(de Woody Allen). L'un traite le thème du triangle cornélien sur le ton
de la tragédie quand l'autre explore les impasses du ménage à trois sur
le mode de la comédie romantique. Le film de Gray, semble enfoncer des
portes ouvertes tout du long. Les situations paraissent téléphonées,
voire surréalistes, à la lisière du ridicule, telle cette scène
vaudevillesque où Leonard, amoureux de Michelle, se cache derrière la
porte de la chambre, lorsque l'amant de celle-ci se présente à
l'improviste. Tous trois se retrouvent dans le cadre. Impossible que
l'amant ne découvre pas la présence de Leonard, pour autant, la scène
fonctionne. Nous sommes dans l'universel, pas dans la réalité.<br>
<br>
<img src="http://moland.kaywa.com/files/images/2008/5/mob2994_1211366257.jpg"><br><em><strong></strong></em>James Gray<br><br>Les esprits chagrins peu subtiles qui avaient crié au scandale à la sortie de <em><strong>We own the night</strong></em>, le qualifiant de navet pour débiles avec 2 de QI peuvent s'économiser une place de ciné pour aller voir <em><strong>Harry Potter 12</strong></em> ou <strong><em>La Croisée des mondes 5</em></strong>,
des films qui vous parlent du sens de la vie. Leur intelligence sera
sans doute à nouveau offensée ici. Chez Gray, on connaît l'issue. Gray
ne joue pas au petit malin en nous réservant un twist. Il parle au
coeur, directement, celui de celles et ceux qui ont un jour aimé, qui
ont un jour envisagé de tout plaquer, littéralement, par amours, celles
et ceux qui ont touché le fond, se sont arraché les yeux à force de ne
plus parvenir à pleurer, et qui se sont résolus. Ont capitulé face au
poids du destin, de la fatalité. A la sortie de la projection presse de
<em><strong>Two Lovers,</strong></em> ceux-la se reconnaissaient à leur refus de parler à chaud du film, le nez et les yeux encore humides.<br><br><br>

]]></content>
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		<title>Ambiance de festival</title>
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		<updated>2008-05-21T19:06:15Z</updated>
		<published>2008-05-20T19:04:00Z</published>
		<content type="html"><![CDATA[<img src="http://moland.kaywa.com/files/images/2008/5/mob2987_1211364156.jpg">
<br><br>
<img src="http://moland.kaywa.com/files/images/2008/5/mob2988_1211364180.jpg">
<br><br>
<img src="http://moland.kaywa.com/files/images/2008/5/mob2989_1211364199.jpg">
<br><br>
<img src="http://moland.kaywa.com/files/images/2008/5/mob2990_1211364214.jpg">
<br><br>
<img src="http://moland.kaywa.com/files/images/2008/5/mob2991_1211364242.jpg">]]></content>
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		<title>Soiree d'Anniversaire de la Quinzaine</title>
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		<updated>2008-05-20T18:23:32Z</updated>
		<published>2008-05-19T18:21:00Z</published>
		<content type="html"><![CDATA[

<img src="http://moland.kaywa.com/files/images/2008/5/mob2986_1211211166.jpg">
<br><br>
<img src="http://moland.kaywa.com/files/images/2008/5/mob2983_1211211087.jpg">
<br><br>
<img src="http://moland.kaywa.com/files/images/2008/5/mob2984_1211211099.jpg">
<br><br>
<img src="http://moland.kaywa.com/files/images/2008/5/mob2982_1211211043.jpg">]]></content>
	</entry>
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		<title>Le silence de Lorna</title>
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		<updated>2008-05-20T18:19:31Z</updated>
		<published>2008-05-18T18:17:00Z</published>
		<content type="html"><![CDATA[<img src="http://moland.kaywa.com/files/images/2008/5/mob2980_1211209832.jpg"><br><br>Que les esprits chagrins qui avaient crie au scandale lorsque <b><i>Rosetta</i></b> avait rafle la Palme d'or en 1999 se rassurent. <i><b>Le silence de Lorna</b></i>
risque de les reconcilier avec le cinema des freres Dardenne, qui, en
un mot, prouvent qu'ils peuvent renouveler leur style tout en
continuant a faire du Dardenne. Moins de camera&nbsp; portee, plus de
retenue, et une intrigue qui s'ouvre a l'Europe tout en creusant la
question de l'intime, celle du parcours et de la lutte d'un personnage
incarne par une magistrale Arta Dobroshi qui porte le film de bout en
bout sur ses fragiles epaules. &nbsp;Les premiers promostics les voient
volontiers realiser un hattrick en remportant cette annee encore la
timbale. Messieurs, dames, faites vos jeux.<br>]]></content>
	</entry>
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		<title>Indiana Jones au Festival de Cannes</title>
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		<updated>2008-05-18T10:43:53Z</updated>
		<published>2008-05-18T10:39:00Z</published>
		<content type="html"><![CDATA[Petit événement de la journée, l'avant-première du 4e opus des aventures d'Indiana Jones. Forcément décevant. Le film reprend les bonnes vieilles recettes des précédents volets sans tenir compte de l'évolution du film d'aventure, ce qui a pour conséquence de le cantonner à l'état d'objet suranné. Son exploitation en salles nous dira si les fans de la première heure resteront fidèles. En attendant, cette projection nous a tout de même permis de croiser Cate Blanchett. Comme quoi, tout n'est pas perdu.
<br><br>
<img src="http://moland.kaywa.com/files/images/2008/5/mob2979_1211126601.jpg">
<br><br>
Harrison Ford
<br><br>
<img src="http://moland.kaywa.com/files/images/2008/5/mob2976_1211126303.jpg">
<br><br>
Cate Blanchett
<br><br>
<img src="http://moland.kaywa.com/files/images/2008/5/mob2973_1211126071.jpg">
<br><br>
Steven Spielberg
<br><br>
<img src="http://moland.kaywa.com/files/images/2008/5/mob2974_1211126090.jpg">
<br><br>
George Lucas]]></content>
	</entry>
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		<title>Vicky Cristina Barcelona</title>
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		<updated>2008-05-18T10:37:43Z</updated>
		<published>2008-05-17T10:34:00Z</published>
		<content type="html"><![CDATA[A la conference de presse de <a style="font-weight: bold; font-style: italic;" href="http://www.plume-noire.com/cinema/critiques/cannes-2008-films.html#Vicky">Vicky Cristina Barcelona</a> (dont la projection presse de la veille fut envahie de rires debiles et mongoloides a chaque plan, chaque replique, avant, pendant et apres chaque gag), un journaliste demande a Woody Allen si cette histoire de menage a trois entre Scarlett johansson, Javier Bardem et Penelope Cruz consitue l'un de ses fantasmes. Reponse : "c'est deja bien assez difficile avec une seule femme..."
<br><br>
<img src="http://moland.kaywa.com/files/images/2008/5/mob2966_1211054930.jpg">
<br><br>
<img src="http://moland.kaywa.com/files/images/2008/5/mob2970_1211056072.jpg">
<br><br>]]></content>
	</entry>
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		<title>Sous le fiel de Cannes</title>
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		<updated>2008-05-18T10:38:27Z</updated>
		<published>2008-05-17T10:24:00Z</published>
		<content type="html"><![CDATA[Alors que le ciel se deverse sur la Croisette, on l'aura compris, cette
annee, le Festival de Cannes se veut politique, grave, et n'hesite pas
a plonger ses mains dans la merde. Elle recouvre les murs des geoles de
Maze a Belfast dans <i><b>Hunger</b></i> de Steve McQueen
(la blague sur le nom de ce realisateur, tout le monde l'a faite, nous
nous contenterons donc de preciser que celui-ci est bel et bien vivant
et black), les pestiferes frappes de cecite dans <a style="font-weight: bold; font-style: italic;" href="http://www.plume-noire.com/cinema/critiques/blindness.html">Blindness</a>
de Fernando Meirelles marchent litteralement sur leurs propres
excrements qu'ils ne parviennent plus a eviter, on apercoit des
chiottes bouchees dans un cinema porno philippin (<a style="font-weight: bold; font-style: italic;" href="http://www.plume-noire.com/cinema/critiques/cannes-2008-films.html#Serbis">Serbis</a> de Brillante Mendoza) et le personnage incarne par Denis Lavant donne son nom au segment realise par Leos Carax dans <i><b><a href="http://www.plume-noire.com/cinema/critiques/tokyo.html">Tokyo !</a> Merde,</b></i> donc.<br><br>

<img src="http://moland.kaywa.com/files/images/2008/5/mob2959_1211053915.jpg">
<br><br>Leos Carax &amp; Denis Lavant<br><br><br>


<img src="http://moland.kaywa.com/files/images/2008/5/mob2965_1211054436.jpg">
<br><br>
Bong Joon-Ho
<br><br>
<img src="http://moland.kaywa.com/files/images/2008/5/mob2962_1211054038.jpg">
<br><br>
Michel Gondry]]></content>
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		<title>Jack Black</title>
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		<updated>2008-05-18T10:23:22Z</updated>
		<published>2008-05-17T10:22:00Z</published>
		<content type="html"><![CDATA[<img src="http://moland.kaywa.com/files/images/2008/5/mob2958_1211053834.jpg">]]></content>
	</entry>
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		<title>Angelina Jolie au Festival de Cannes</title>
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		<content type="html"><![CDATA[<img src="http://moland.kaywa.com/files/images/2008/5/mob2955_1211052803.jpg">]]></content>
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		<title>Arnaud Despléchin pour Un conte de Noël</title>
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		<published>2008-05-16T19:18:00Z</published>
		<content type="html"><![CDATA[<img src="http://moland.kaywa.com/files/images/2008/5/mob2951_1210940379.jpg" alt="Arnaud.Despléchin"><br><br><p>Anne Consigny, comme l'an passé lors de la conférence du <b><i>Scaphandre et le Papillon</i></b>
de Julian Schnabel, prend le parterre de journalistes en photo, tandis
qu'Arnaud Despléchin tente de localiser son interlocuteur dans la
salle, à qui il confira vouer une grande admiration pour Alexandr
Sokourov. Catherine Deneuve prend à rebrousse-poil l'éternelle question
selon laquelle elle travaille de plus en plus avec de jeunes
réalisateurs. <i>"C'est normal, j'avance en âge et en expérience, et
de plus en plus de jeunes réalisateurs de talent débutent. Je vais donc
continuer à travailler avec de jeunes cinéastes. Sauf si je tourne l'an
prochain à nouveau avec Manuel de Oliveira"</i>.</p>
<p>Despléchin présente en compétition <b><i>Un conte de Noël</i></b>, <i>"un conte sans queue ni tête, sans morale et enchanté"</i>,
dans lequel il donne l'occasion à chaque personnage d'avoir son heure
de gloire, de se présenter comme le héros d'un instant. Melvil Poupaud,
par exemple, grand homme lorsqu'il découvre sa femme dans le lit de son
cousin, ou encore au cours d'une séquence où il officie comme DJ, non
sans dextérité : <i>"moi qui suis par ailleurs musicien, j'ai du
apprendre à dissocier la main gauche de la droite. Je comprends à
présent pourquoi les DJ's prennent de l'extasy !"</i></p><br>


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		<title>Hippolyte Girardot pour Un conte de Noël</title>
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		<title>Melvil Poupaud pour Un conte de Noël</title>
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		<title>Gael Garcia Bernal &amp; Juliane Moore pour Blindness</title>
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		<published>2008-05-15T18:36:00Z</published>
		<content type="html"><![CDATA[<p><img src="http://moland.kaywa.com/files/images/2008/5/mob2947_1210852424.jpg"><br></p><p><br></p><p>Dans <a href="http://www.plume-noire.com/cinema/critiques/blindness.html">Blindness</a>, de Fernando Meirelles, il
incarne un barman qui une fois enfermé parmi d'autres contaminés,
s'autoproclame roi du dortoir 3 et fait régner la terreur.</p>
<p>Heureusement pour la dignité humaine, Juliane Moore garde un oeil ouvert... Lire la <a href="http://www.plume-noire.com/cinema/critiques/blindness.html">critique de Blindness</a><br></p>]]></content>
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		<title>Nathalie Portman</title>
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		<published>2008-05-15T18:35:00Z</published>
		<content type="html"><![CDATA[<img src="http://moland.kaywa.com/files/images/2008/5/mob2944_1210852091.jpg" align="middle">]]></content>
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